L’association s’est engagée cette année à débroussailler et mettre en valeur le site médiéval du castrum de Taradeau. 

Cette action est menée par l’association dans le but de valoriser le village médiéval qui se trouve sur le versant nord-ouest de la bute castrale qui comporte la tour et la chapelle. 

Comme pour l’oppidum dit « Le Fort » le but est à terme d’ouvrir le site au public et de rendre compréhensible dans une lecture ludique, les vestiges du village médiéval,  qui ont été mis à jour par les archéologues dans les années 1970. Ils seront dégagés des broussailles et les structures consolidées et stabilisées.

Petit Quiz!

Combien de mètres ?

Combien de marches ?

Combien de pierres ?

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Samedi 4 Juin 2022

Ce matin, le chantier a un air de fête, il y a de quoi ! Je ne le dirai jamais assez, notre calade est magnifique. Elle mesure maintenant 55 mètres, un plaisir à voir et à parcourir. J’invite le plus grand nombre à la découvrir. On peut aller à pied de l’école du village, par les escaliers qui rejoignent la calade, puis par les marches en bois, qui, du parking du cimetière, grimpent jusqu’à l’oppidum du fort.

Plus bas, on s’affaire au déblaiement du four à chaux, monument emblématique d’un passé révolu. Subitement un grand coup de sifflet me fait dresser l’oreille, c’est la nouvelle façon de notre président, de nous rappeler que c’est l’heure du café de 10 heures.

Ça grouille au pied de la tour, le déjeuner se prolonge, on attend Monsieur le Maire, Albert David, qui, très satisfait du travail accompli par les membres de l’association, nous encourage à persévérer à l’automne prochain. Pour tous nos efforts, une récompense nous attend :  une visite intérieure de la tour de Taradel. Cinq étages équipés d’une échelle meunière, nous conduit à 27 mètres du sol, sur la terrasse de la tour. Le paysage est imprenable sur le village et la plaine de l’Argens. Il n’en fallait pas plus pour nous étonner, bien vite Joëlle nous propose une photo de groupe, qui restera sans aucun doute dans le cœur de chacun. 

Robert des Bois

Présents sur le Chantier : Alexandre, Cyril, Albert, Sandrine, Patrick, Betty, Arthur, Do, Xavier, Christian H et G, Gilbert, Pierre C et L, Joëlle, Thierry, Jacques, Philippe, Baptiste et Anouck, Robert.

 Samedi 28 mai 2022

L’avant dernier samedi, avant la pause de l’été, le chantier a une ambiance bon enfant. Ça me rappelle mon enfance, quant à l’école communale, arrivaient les derniers jours de classe, fin juin.

On fait du rangement, on embellit l’escalier en pierres, qui tombe en cascade, le long de la pente de la colline. Ici, se fait un petit mur, en pierres plates, enfoncées dans le talus pour soutenir la terre, là-bas, un grand coup de balai est donné pour chasser les dernières feuilles mortes.

Thierry, la pioche à la main, défit le rocher, il a entrepris de tailler dans le grès rouge, une saignée pour y poser les fondements d’une marche, la dernière de la saison.

Le four à chaux commence à montrer son vrai visage. Jacques et Robert déblaient, seau après seau, la terre, les pierres, les racines, enfin tout ce qui au cours des temps, a rempli le four. Xavier s’acharne après une énorme racine de taradéou, qui ne veut pas lâcher prise.

La question se pose, ce four est-il médiéval ou pas ? Il en a l’allure, sa conception l’est aussi, mais les chaufours de ce type, ont été construits et utilisés, depuis l’antiquité, et encore de nos jours dans certaines contrées du Maghreb.

Christophe Vaschalde dit, dans son exposé sur les fours à chaux en région méditerranée, qu’il est très rare de trouver un chaufour de l’époque médiévale. Nous sommes probablement en présence d’un four qui a été construit et utilisé au début du 18ème siècle, quand les Taradéens, expatriés aux Arcs, sont revenus s’installer à Taradeau et ont construit le village actuel. Les pierres du village médiéval déjà en ruine, ont pu servi de matériau pour la fabrication de la chaux.

Robert des bois

Présents sur le chantier : Joëlle, Sandrine, Christian, Alexandre, Pierre L, Pierre C, Thierry, Philippe, Xavier, Jacques, Dominique, Gilbert, Robert

Samedi 21 mai 2022

Comme la semaine passée, le groupe se sépare en deux équipe, Xavier, Christian et Christian, Alexandre, philippe, montent à l’oppidum pour continuer le désherbage du site. Xavier conduit le véhicule du CCFF, il transporte de l’eau pour arroser l’olivier planté il y a deux semaines. Cet arbre emblématique de la Provence, a été planté à la mémoire de notre ami Lénaïc décédé le 10 décembre 2021, il est parti trop tôt, c’était un homme dynamique, la tête pleine de projets pour l’association Tarad’Oppidum dont il était l’un des fondateurs.

Plus bas, dans les ruines de Taradel, l’autre équipe, s’affaire encore sur la calade, pierre après pierre, marche après marche, nous y sommes presque.

Dans deux semaines s’achèveront les travaux, ils ne reprendront qu’en septembre, les mois d’été sont trop chauds pour nous permettre de travailler dans de bonnes conditions. Prendre un peu de recul est nécessaire, pour murir des   idées nouvelles, sur la suite à donner pour la restauration de ce village, qui nous fascine toujours plus. 

Il nous reste vingt mètres de calade à faire pour terminer le chemin qui, du village médiéval, conduit au pied de la tour. Et bien d’autres aventures nous attendent, le travail ne manque pas. Xavier a trouvé un moyen agréable et utile d’unir dans une ambiance conviviale, une poignée de femmes et d’hommes heureux de se retrouver le samedi matin, pour partager et découvrir les talents de chacun.    

Présents sur le chantier : Joëlle, Sandrine, Philippe, Alexandre, Thierry, Dominique, Gilbert, Christian H et G, Pierre L et C, Robert, Xavier.

 Robert des bois

Samedi 14 mai 2022

Je suis en retard, pourtant rien ne presse, le temps n’a pas de prise sur le passé. Les ruines médiévales de Taradel peuvent bien attendre, elles étaient là avant moi, elles seront encore là après.

Tout le petit monde de l’association Tarad’Oppidum est déjà à l’œuvre. Il nous reste avant la trêve d’été, trois marches à construire, tout devrait bien se passer.

Comme à l’accoutumée, Gilbert, Dominique et Robert pavassent le chemin, à chacun son style, Gilbert enfonce les pierres profondément avec un maillet. Dominique c’est plutôt l’assemblage grand modèle, Robert, petites pierres plus ou moins calibrées, pour qu’elles se jointent bien, il faut qu’elles soient bien polies.

Elles sont tellement attentives à leur travail, et si peu bavardes, que j’ai failli les oublier. Joëlle et Sandrine caladent aussi et c’est du beau travail. Surtout que la marche à réaliser, n’est pas des plus facile. On dirait de la mosaïque, bravo les filles.

Vous, futurs promeneurs qui viendront cheminer sur la calade, nous vous proposons de deviner qui à poser les pierres sur lesquelles vous marchez !

La pluie de la semaine dernière a été salutaire pour la nature qui en a bien besoin. L’herbe a bien poussé. Ce matin, une équipe, composée de Xavier, Alexandre, Christian et Pierre, est montée à l’oppidum, avec les débroussailleuses pour dégager les murs en ruines des mauvaises herbes.  

 L’oppidum du fort, c’est le joyau de l’association. Tant d’heures et de patience ont été nécessaire à l’équipe de Xavier, pour faire de ce lieu un site remarquable et reconnu.  Aujourd’hui il faut l’entretenir, un travail sans fin qui, espérons, trouvera toujours autant de passionnés.

Présents sur le chantier : Gilbert, Pierre C et L, Alexandre, Christian H, Thierry, Jacques, Dominique, Joëlle, Sandrine, Xavier Robert

Robert des bois

Samedi 7 mai 2022

Samedi 30 Avril 2022

Il est 8 heures, je suis sur le chantier tout en haut de la colline sur laquelle se dresse la tour. J’entends derrière moi, le murmure des voix des copains qui arrivent, les outils plein les bras. Ils sont toujours aussi vaillants les petits lutins.

Il n’y a pas si longtemps, le 16 octobre 2021, nous posions les premières pierres de la calade, dont nous sommes très fiers. A cette époque, le chemin n’était qu’une « draille » défoncée par les eaux de pluie et le passage des VTT, la colline un amas de broussailles impénétrable.

Que de travail accompli en sept mois ! 42 mètres de calade serpentent entre les chênes verts et les amas de pierres, 33 marches ont été construites. Ce n’est pas fini, il reste encore vingt mètres à construire pour parfaire notre œuvre.

A la recherche de pierres pour la calade, le hasard conduit Baptiste sur un lambeau de mur, imposant par sa structure. Il s’agit d’une partie du rempart qui entourait le village autrefois. Un repère qui nous sera bien utile dans l’avenir, pour dresser le plan du village de Taradel.

Plus bas coté nord, à quelques pas des éboulis du rempart, le four à chaux est maintenant bien visible, il a été complètement sorti des broussailles par l’équipe de Christian. Je suis sûr que bien d’autres découvertes viendront enrichir ce site et mettre en évidence la vie de ce petit village en des temps bien lointains.

La matinée s’écoule toujours trop vite, comme d’habitude le travail est intense la cloche de la chapelle nous rappelle qu’il est l’heure du repos. Demain c’est dimanche 1erMai, nous avons coutume ce jour, de fêter le travail en nous reposant. Alors que vive le travail !

Présents sur le Chantier: Xavier, Robert, Dominique, Jacques, Joëlle, Christian H et G, Alexandre, Pierre.

Robert des bois

Samedi 23 Avril 2022

Relâche, il pleut!

Samedi 16 Avril 2022

Dix, c’est le nombre de participants au chantier de ce matin, pourtant il n’y a pas de vent, l’air est clément, mais où sont t’ils passés tous ces courageux, qui peuplent habituellement les marches de la calade. Sans perdre de temps nous rejoignons notre ouvrage et le travail continu.

A la traditionnelle pause de 10 heures, au pied de la dame millénaire, deux charmantes demoiselles, sacs sur le dos, venues profiter du panorama, nous saluent avec élégance. Et nous, en bon chrétiens, nous les invitons à partager notre déjeuner. Les deux damoiselles sont allemandes, elles viennent de Francfort en auto-stop. Quel hasard les a conduits au pied de la tour ? tout en descendant les marches de la calade, Baptiste leur explique en anglais ce que nous faisons, elles sont ravies, vite quelques photos et les voilà reparties dans leur périple. Sans aucun doute, notre belle histoire sera colportée dans toute l’Europe.

Demain, c’est dimanche de Pâques. Peut-être allons-nous trouver dans les ruines, des œufs cachés par nos ancêtres du moyen-âge ?

Bien avant que Pâques soit une fête carillonnée, à cette époque de l’année, les hommes célébraient le printemps, le renouveau, la résurrection de la nature.

Au moyen-âge, la vie était rythmée par le son des cloches. Elles avaient un parrain, une marraine, un nom et une voix. Elles pouvaient voyager, du moins par l’esprit. Les voici donc parties pour Rome, après le Gloria du Jeudi saint. Pour y faire quoi ? : Sans doute, rendre visite au Pape, ou se confesser, ou encore, aller chercher les œufs, qu’elles laisseront tomber au fil du voyage de retour, le dimanche matin.

Pourquoi des œufs ? l’œuf est symbole de la fécondité, il incarne en cela le renouveau que connait la nature. Mais c’est surtout parce qu’il a été banni de la table pendant 40 jours et qu’il symbolise la fin des interdits et du jeûne.

On prend bien soin d’en faire cuire, et de les colorer. Pour les teindre en jaune, les cuire avec des pelures d’oignon, en brun, avec de la chicorée, en violet, avec des anémones, en rose, avec des épluchures de radis, en vert, avec des racines d’ortie…Le lendemain tous ces œufs sont utilisés à des jeux d’adresses.

Tout comme la coutume des œufs, le poisson d’avril est directement lié à ce temps de carême. On sait que c’est à la suite d’un remaniement du calendrier que le mois d’avril n’est plus le premier mois de l’année. On continue donc le premier jour de ce mois à s’offrir des petits cadeaux. Le poisson d’avril est une farce, car marre de manger du poisson pendant 40 jours, on l’offrait volontiers à son voisin…

Présents sur le chantier : Xavier, Robert, Gilbert, Thierry, Dominique, Pierre L, Christian G, Baptiste, Joëlle, Jacques.

Robert des bois

Samedi 9 Avril 2022

Ce matin est un samedi ordinaire, notre belle équipe, comme l’apprécie notre président Xavier, est au rendez-vous. Et parmi nous, un visiteur bien encombrant, le Maitre de Provence Mélamboréas, il ne nous a pas lâché de toute la matinée. Tantôt, hurlant dans nos oreilles, nous brulant les yeux, ébranlant les pierres, il a même essayé d’emporter Pierre le chauve, dans une chute qui aurait pu lui être fatale. Vous avez bien compris que je parle du vent, le Mistral

Dans le Var, on dit que le mistral du jeudi dure 9 jours, le mistral du vendredi n’ira pas à la messe (pas jusqu’à dimanche), le mistral de samedi ne voit pas le lundi. De même, le mistral qui dit « bonjour » (débutant le jour) est là pour 3, 6 ou 9 jours, alors que celui qui dit « bonsoir » (débutant le soir) est là jusqu’à demain soir. Au coucher du soleil, si le mistral faiblit ou cesse pendant quelques minutes, on dit qu’il fait « le salut au soleil ». Dans ce cas, il continuera à souffler le lendemain. S’il ne fait pas le salut au soleil, il cessera de souffler au cours de la nuit

Le proverbe général est que le mistral, pour souffler, signe, avec Eole, un bail de 3, 6, ou 9 jours d’affilée. Cela est un mythe sans base scientifique.

Le nom du mistral est issu du latin classique magister « Maitre »

Mais nous, les mousquetaires de Tarad’Oppidum, n’avons pas de Maitre, et ce matin nous avons encore bien travaillé. La calade avance toujours plus haut, vers les étoiles qui brillent dans nos têtes.

Christian, Philippe, Jacques, ont débroussaillé le four à chaux. Dominique, Gilbert, Robert, comme sur un chemin de croix, sont à genoux et posent les pierres qu’apportent Pierre le chauve et Pierre le petit. Christian le silencieux, avec précision, enquille encore les nez de marches. Thierry creuse et creuse encore. Joëlle, Baptiste, Xavier, tout en haut du chantier, dégagent les dernières pierres sur le tracé de la calade.

Après la pause-café, bien à l’abri dans la tour, on reprend le travail, le vent souffle encore plus fort, nous sommes engourdis par le froid. Vivement cet après-midi, bien au chaud dans le fauteuil, pour retrouver des forces. Et à la semaine prochaine avec j’espère, un temps plus clément.

 

Présents sur le Chantier : Xavier, Christian H et G, Pierre C et L, Thierry, Dominique, Joëlle, Robert, Gilbert, Baptiste, Jacques, Philippe.

Robert des bois

Si si, notre Robin des Bois est né un 1er Avril, il nous a apporté de délicieuses brioches

Samedi 2 Avril 2022

Le poisson avril joue les prolongations ce matin, il fait un froid de canard, un vent glacial nous pénètre jusqu’aux os. Il est 8 heures, le thermomètre annonce 3 degrés au pied de la tour. La douzaine de vétérans que nous sommes, ne se laisse pas décourager pour si peu. Comme d’habitude, chacun prend sa place sur le chantier. Christian et Pierre continuent à poser les nez de marches. Gilbert et Pierre le chauve, posent les « pavasses » qu’Éric va chercher dans les éboulis. A midi, 1 mètre carré de plus sera terminé. Nous sommes surpris par l’avancement du chantier, encore 7 marches à réaliser et nous serons au niveau de la tour.

On parle déjà du prochain chantier qui se fera à la rentrée de septembre : La restauration des murs des cases, fouillées par les archéologues en 1977. Je vois les yeux de Christian qui brillent, à l’idée de reconstruire entièrement une maison du passé.

Xavier et Joëlle, sont toujours sur la réfection de la marche médiévale, un problème se pose : sur l’ajustement des pierres par rapport au rocher qui affleure le sol à certains endroits

A l’heure de la pause, Dominique toujours convalescent, nous rejoint dans la tour C’est avec bonheur que nous le saluons et lui souhaitons un prompt-rétablissement.

Une visite qui n’était attendue, sous une pierre je découvre un petit habitant, tout engourdi par le froid : Un très beau spécimen de scorpion méditerranéen « Tetratrichobothrius Flavicaudis » c’est son nom ! On fait une photo, on le regarde avec méfiance, rassurez-vous, il est inoffensif pour l’homme. Puis il est remis dans son univers.

Présents sur le Chantier : Xavier, Éric, Dominique, Christian H et G, Pierre C et L, Joëlle, Jacques, Robert, Gilbert.

Robert des bois

Samedi 26 Mars 2022

Premier samedi du printemps, il est bien présent, l’air est doux, le soleil montre déjà le bout de son nez, une belle journée en perspective.

Un petit changement dans le démarrage du chantier, ce matin, nous avons rendez-vous au pied de la tour, c’est un signe, nous approchons du but.

L’équipe est réduite aujourd’hui, Xavier le chef des chefs est en vadrouille avec sa bienaimée, les caladeurs, Gilbert et Dominique sont sur la touche, mais ça ne va pas durer, je pense que la semaine prochaine tout le monde sera là avec plus de force et de vigueur.  

Du haut de la colline, on peut la voir, notre calade, un joli ruban blanc qui serpente entre les chênes verts fraichement élagués. C’est beau, nous pouvons être fier de notre travail. Encore quelques difficultés à surmonter, le rocher de grès affleure le niveau du sol et il n’est pas aisé de poser des pierres par-dessus. Certaines marches sont taillées à même la roche, avec le pic et la pioche, dur travail, que nous laissons faire aux jeunes, Louis et Baptiste.

Baptiste a fait une découverte, une pierre pas comme les autres, elle est là, gisant au milieu du chaos, bien taillée avec un coté légèrement galbée. C’est la partie d’une voute et l’on peut imaginer qu’a cet endroit pouvait s’ouvrir une porte qui donnait accès au château. 

Christian le poseur des nez de marches, a développé sa propre technique et ça marche. Maintenant, il est ouvrier qualifié, il faudra que j’en parle avec Xavier pour son augmentation de salaire.  😂

Plus bas Christian me montre un morceau de roche rougeâtre et rugueuse, elle est bien plane sur l’une de ses faces, sans aucun doute c’est un fragment de meule d’un moulin à farine.

Doucement la matinée passe, et même si le travail de préparation du terrain est ingrat, chacun s’applique à ce que ce soit bien fait.

N’hésitez pas à nous rejoindre, il y a du travail, de la joie et du café pour tous.

Présents sur le chantier : Robert, Jacques, Joëlle, Pierre C et L, Christian U et G, Baptiste et Anouck.

Robert des bois

Samedi 19 Mars 2022

8 Degrés ce matin, temps couvert, effectif presque au complet.

Comme d’habitude Gilbert, Pierre C et L, Gérard, Christian H, Joëlle et son fils Louis, Dominique qui nous rejoindra un peu plus tard ainsi que Baptiste et Anouck sous la direction de Xavier rejoindrons leurs postes à la calade…

Arthur et Alex iront avec le broyeur faire place nette près de la tour quant à Christian G il commencera à nettoyer les abords de la calade.

A 10H café croissant, pains au chocolat, pains aux raisins et… deux cakes plus délicieux l’un que l’autre de Marylou et Marie Louise. Un grand merci à chacune d’entre elles !!!

A 12h00 Nous aurons la visite d’Agnés, Françoise et Annick.

 C’est l’anniversaire de Xavier notre chef vénéré !!!

Après un chant parfaitement réglé, nous aurons tous droit à l’apéro antillais réalisé maison par Agnés, un vrai délice grandement apprécié avec s’il vous plait : fougasse, cake et flan maison. Un grand merci pour toutes ces réalisations le tout dans un ambiance que chacun devinera…

Il y a des matinées comme ça!

Certaines se défoulent, d’autres sont en lévitation, d’autres encore se font câliner

et quelques-uns travail….

Bon anniversaire à notre Président

Samedi 12 Mars 2022

Temps couvert, un petit vent frisquet et surtout nos cœurs souffrent de … l’absence de Dominique, Arthur, Robert, Philippe, Baptiste, Anouck, Baptiste, Cyril… la présence de Joëlle toujours fidèle nous apportant le café dès 7h45 nous réchauffera en partie.

Il faudra que les présents doublent leur activité.

Sur le chantier, chacun retrouve ses prérogatives. Xavier s’affairant à aller vers les uns et les autres pour distribuer les tâches :

Les deux Pierres aux… pierres avec Gilbert, Christian H et Thierry. Le virage semble difficile à construite !

Alex, Jacques, et Christian G auront pour but de mettre en valeur le mur du cimetière dont les visiteurs en montant la calade pourront apprécier l’édification.

A 10 h Café, croissant, pains aux chocolat, pains aux raisins et… de succulents chocolats italiens offerts par Gilbert ! Que les absents se rassurent, ils en restent !

L’Angevin.

Samedi 5 Mars 2022

Ciel bas et gris ce matin mais sans vent avec des températures aux environs de 6 degrés le ressentiment est néanmoins agréable.

8h00 Direction le chantier, comme d’habitude chacun prend ses outils et se dirige vers son poste de travail comme tout bon caladeur du XII ème siècle… ou comme bucheron ou incendiaire c’est selon.

Le chantier semble plus calme qu’à l’accoutumé. Est-ce l’absence de Robert et de Dominique ? peut-être…  (Droit de réponse:  Mauvaise langue! )

Xavier, Gilbert, Christian H, Pierre C, Thierry (malgré sa douleur à l’épaule !) s’appliquent dans son coin à faire progresser « l’œuvre »…

Seul les aigus de la voix à Gilbert semble troubler la quiétude de notre environnement…

Arthur, Jacques et Alexandre en commun récupèrent le bois taillé par Christian G pour le stocker pour de futures cheminées ou le bruler.

A 10h00 Joëlle avec sa gentillesse habituelle nous rejoindra au café avec son fils Louis qui a bien grandi…

L’Angevin.

Les Chevelues, Vous n'avez pas froid sans les bonnets ?
Quoi alors, ce n'est pas bien fait!
Et les mecs, L'Est ça doit être par là....

Samedi 26 Février 2022

Tout le monde est là, le soleil aussi, Dominique, Jacques, Gilbert, Alex, Robert, Gérard, les Pierre, Les Christian, sans oublier, bien entendu, Joëlle.

On retrouve le chantier abandonné samedi dernier, il n’a pas bougé, chacun reprend sa tache sans que rien ne perturbe les habitudes. Comme je le disais dans mon dernier commentaire, il faut aider Gilbert. Pierre L le seconde, on apporte à Gilbert le sable, les pierres tout ce qui lui est utile pour avancer la calade. Avec la pioche, je nivelle un peu le talus en contrebas de la calade, je choisis les plus belles pierres, qui sont aussitôt servies à Gilbert. Avec un peu de recul, je me demande si nous n’avons pas un peu épuisé notre ami ce matin.

Un chantier de bénévoles, retraités pour la plupart, riches de leurs expériences passées, et dont les connaissances sont mises en commun. C’est extraordinaire que dans ces moments-là, l’esprit gagne sur le matériel. Et nous voilà partis dans la philosophie, Pierre C me parle de Pic de la Mirandole 1463-1494, jamais je n’aurai pensé le rencontrer ici, celui-là ! Et voilà qu’Archimède prend la suite, il semblerait que je ne soulève pas comme il faut les pierres trop lourdes ? 

Mais que font les autres ? Dominique notre boute-en-train, pose les bordures de sa portion de calade, Pierre et Gérard terminent les deux marches encastrées dans le rocher, Christian H, penché sur les nez des marches, est toujours à l’avant du chantier. Joelle, travaille sur la vielle marche, comme la semaine passée….

L’équipe des bucherons, Jacques, Alex, Christian G, beau travail de débroussaillage, maintenant on voit bien le mur du rempart nord. Et notre président ? il va, il vient, il commente, il prend note qu’il n’y a plus de sable.

La pause-café de 10 h, est un moment fort de la matinée. Ce matin surprise, le café, c’est du champagne que nous offre Alex pour fêter ses 70 ans. Bienvenue au club mon cher Alexandre, nous te souhaitons un joyeux anniversaire et comme on dit chez nous « Longo Maï » : Que ça dure longtemps ! Un grand merci à Madame Richoux, pour les succulentes tartes aux pommes et aux poires, ainsi qu’à Marylou pour les cookies. Nous saluons également la venue de Mme Annick POLLET, Correspondante de VAR MATIN et de M. Vincent LEFEBRE, Président de RDT Taradeau, venus nous encourager.

Présents sur le Chantier : Gilbert, Robert, Pierre C et L, Dominique, Gérard, Xavier, Joëlle, Christian H et G, Alex, Jacques.

Robert des bois

On n'a pas tous les jours 20 ans, mais 3.5 x 20, ça se fête quand même!

Samedi 19 février 2022

Comme dit notre président, « ce matin nous sommes peu nombreux ».

Mais c’est bien suffisant pour passer une bonne matinée, temps couvert, un petit vent d’est qui nous cingle le visage.

Quelques pierres bien ajustées pour finir l’œuvre commencée la semaine dernière et trois marches de plus, nous rapprochent encore un peu de la tour. Bien sûr, chaque ouvrier prend sa place et le chantier continu.

Christian, le silencieux, continu à dresser de belles pierres bien ajustées, pour constituer les nez de marches. Jacques fignole la marche taillée dans le grés Gilbert considère le travail qui l’attend, il faudra l’aider, la marche à réaliser est vraiment bien longue.

Et malgré le temps, deux femmes courageuses sont avec nous. Joelle, ce matin se lance dans la restauration de la vieille marche qui a perdue quelques pierres de son pavement. Ce n’est pas mal, elle a de l’ordre et du rangement. Anouck, arrive juste pour commencer le sablage des trois marches terminées. Avec une petite truelle, elle enfonce bien le sable entre les pierres, puis avec le balai-brosse, elle l’étale pour donner un aspect uniforme à la calade. C’est super !

Les trois que l’on ne voit jamais, Christian, Philippe, et Jacques, déboisent toujours le long du rempart et derrière le mur éboulé. Bien enfoui dans les buisson , ils découvrent un grand trou, qui semble être un four à chaux. On verra ça, la semaine prochaine.

10h, la traditionnelle pause-café, nous rejoignent, Arthur, Margaret, Valéry et la petite Lize Philou, avec de succulentes gaufrettes au miel.

Arthur, fier de sa petite famille, me dit « ce sont les seuls étrangers qui paient la cotisation à l’association » Tarad’Oppidum est hautement représenté aux Pays Bas.

Présents sur le Chantier : Xavier, Dominique, Jacques, Christian H et G, Pierre L, Baptiste et Anouck, Joëlle, Philippe, Robert, Gilbert

Robert des bois

Presque comme Tintin de 7 à 77 ans

Samedi 12 février 2022

Nous y voilà encore, l’équipe presqu’au complet, c’est la 19 ème fois que nous nous retrouvons au pied de l’ouvrage. Le chantier avance bien et même plus vite que prévu.

L’équipe de bucherons, Christian, Arthur et Philippe, font un travail remarquable, le sous-bois s’éclaircie agréablement, laissant apparaitre un peu plus l’emplacement des cases et maisons.

Xavier et Thierry sont tout en haut du chantier, ils s’affairent sur les deux marches authentiques découvertes la semaine passée Un bon nettoyage et la remise en place de quelques pierres disparues, nous donnera une bonne référence.

Plus bas, là où la roche affleure le chantier, chacun donne son avis, le président tranche le débat, le dessus du rocher sera aplani, le devant, égalisé avec de grosses pierres, qui serviront de marches.

Et c’est Pierre qui se charge de buriner la roche.

Au hasard des recherches de pierres pour paver la calade, Christian découvre deux belles pierres bien dégrossies en forme de parallélépipèdes, elles vont parfaitement dans la largeur de la marche à construire.

Gilbert, Robert, Dominique, Cyril, les autres lutins, comme dit Dominique, s’échinent à genoux dans le sable, à mettre en place le mieux possible, les pierres qui forment le revêtement de la chaussée.

Et puis il y a Pierre, l’autre, avec une truelle et du mortier de chaux, il bouche consciencieusement les trous entre les pierres qui lui paressent inesthétiques. Je dirai qu’il joue aussi bien avec la truelle que ce qu’il joue avec les mots.

La cloche de la chapelle, nous rappelle qu’il est déjà 12 heures, c’est l’heure de quitter le chantier.

Présents sur le chantier : Cyril, Xavier, Arthur, Dominique, Gilbert, Robert, Christian G et H, Pierre L et C, Jacques, Philippe, Thierry.

Robert des bois

Combat de Chef

Samedi 5 février 2022

On profite toujours du temps sec et ensoleillé de notre belle Provence, pour avancer le chantier de la calade.

Aujourd’hui pas de longs discours, je n’étais pas présent sur le chantier, mais les nombreuses photos publiées par Dominique, illustrent bien l’ambiance qui régnait ce matin sur le chantier.

La pose café de 10 heures est toujours un moment important de la matinée. Un petit réconfort qui nous fait vite oublier, le froid et les douleurs articulaires.

Notre chère Joëlle a fait la surprise de rejoindre le groupe, avec un gâteau au café, ainsi que Annick, les bras chargés de merveilleuses meringues. Tout cela arrosé pour qui le veut, d’une excellente bière artisanale fabriquée par notre ami Lionel Landu.

Je ne peux que dire « Vivement Samedi prochain ».

Les présents sur le chantier : Baptiste et Anouck, Thierry, Gilbert, Pierre C et L, Christian H et G, Jacques, Dominique, Philippe, Xavier, Arthur. Visite de Joëlle, Annick, Lionel.

                                                                                                                                                                             Robert des bois

C'est bon!

Samedi 29 Janvier 2022

Encore un samedi qui s’annonce doux et ensoleillé. Toute l’équipe est présente, c’est dire à quel point ce chantier est passionnant.

Comme je le disais samedi dernier, nous attaquons la première rampe fortement inclinée. Avec l’aide de Xavier, nous mesurons l’écartement des marches à construire, trois suffiront, c’est un bon chiffre, mais un problème se dresse devant nous. Le haut de la troisième marche va se trouver au même niveau que la roche de grés qui affleure le terrain. Plusieurs possibilités sont avancées, un coffrage en béton, une marche plus haute, ou bien encore un comblement avec des pierres. Non rien ne nous satisfait, il va falloir user d’imagination cette fois. Et pourquoi ne pas tailler carrément la roche pour en faire un escalier intégré dans la calade ? On verra bien la semaine prochaine.

Autre surprise, une partie de l’équipe, râteaux et pelles en mains, déblaie en amont le terrain pour implanter la calade. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir en place deux marches, vestige de l’ancienne calade. Elles sont légèrement inclinées vers l’extérieur pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie. Elles sont constituées de grosses pierres bourrées à l’arrière de pierraille uniformisée. Un bel ouvrage qu’il faut préserver.

Aujourd’hui, cela fait le 13 samedi que nous sommes sur l’ouvrage. Moyenne de l’effectif 11personnes, total d’heures accomplies 441H. 15 tonnes de sable ont été transporté dans des seaux., et autant de pierres déplacées.

Présent : Xavier, Dominique, Arthur, Christian, Gilbert, Anouck, Baptiste, Stéphane, Philippe, Pierre C et L, Robert, Thierry.

Robert des bois

Ils ne sont pas Romains, mais ils sont quand même fous!

Samedi 22 Janvier 2022

Ce matin, on bat des records, non pas en température hivernale, mais en nombre de participants. Quinze personnes s’affairent sur l’ensemble du chantier. Xavier ne sait plus où donner de la tête tant il est sollicité, ce n’est pas pour lui déplaire.

Une équipe extraordinaire, à qui on ne commande rien, elle sait s’organiser toute seule, il faut dire que tous sont des ouvriers aguerris depuis longtemps.

L’architecte est mis à l’épreuve, nous attaquons ce matin, la première rampe fortement inclinée de la calade. Il faut calculer le nombre de marches à construire, en fonction de l’inclinaison et la longueur de chacune. Il est important de bien disposer les pierres qui constituent les nez de marches, elles bloquent le pavage et font aussi l’esthétique de notre ouvrage.

Une fois le pavage posé, il faut noyer les pierres sous une couche de sable et le faire pénétrer entre les interstices Et qui se colle à ce travail ? C’est Anouck, qui avec une petite truelle et un balai-brosse s’applique patiemment sur cet ouvrage un peu fastidieux.

La nouveauté, hier vendredi, Robert est venu avec une brouette à chenilles, les 3 tonnes de sable livré la veille par notre ami Patrick Longny  ont été transportés sur le plus haut du chantier. Un soulagement pour tous, une action qu’il faudra surement renouveler.

Notre maître bucheron, Christian n’était pas là, l’élagage et tronçonnage sur l’emplacement du rempart du village ne s’est pas fait, rien ne presse, on verra la semaine prochaine, le beau temps est encore avec nous.

Robert des bois

 

 Dominique, Christian H, Xavier, Alex, Gilbert, Pierre C, Arthur, Robert, Pierre L, Jacques. Baptiste, Anouck) Joelle pour la pose café. Patrick et Gerard.

Samedi 15 Janvier 2022

Comme à l’accoutumé, samedi ensoleillé, et malgré le froid, toute l’équipe est au complet. C’est vrai que le cœur est à l’ouvrage, quand on regarde le travail déjà accompli, elle est belle notre calade.

Il est 9 heures 30, une voiture vient de s’arrêter, Monsieur le Maire Albert David et son épouse Nicole, nous font l’honneur de leur visite. Xavier, notre président s’empresse de les accueillir avec un grand sourire. Il leur fait visiter le chantier avec moultes commentaires et explications sur les techniques de construction de la calade.

A son tour, Monsieur le Maire nous félicite de notre travail, et est fort satisfait des actions menées par l’association Tarad’Oppidum et les membres qui la composent. On n’a jamais vu autant de monde aussi motivé pour préserver et enrichir le patrimoine historique de la commune.

Après ces quelques mots, Albert et son épouse nous convient autour d’une table improvisée à une pause déjeuner champêtre, saucisson, pâté, et bien d’autres charcuteries appétissantes, sans oublier les excellentes pralines confectionnées par Nicole.

Avant de nous séparer, M. le Maire nous invite à lever le verre à la santé de tous et à la prospérité de la commune.

Robert des bois       (R V)

Les présents sur le chantier : Dominique, Pierre C et G, Christian H et G, Alex, Gilbert, Jacques, Robert, Philippe Grimaux, Éric, Xavier, Arthur.

Monsieur le Maire Albert David son épouse, Xavier Crest président de l’association
Ils ne sont pas venu les mains vides!

Samedi 8 Janvier 2022

Sortie de la torpeur des jours sombres de décembre, nous voila à nouveau réunis sur notre chantier de la calade médiévale.

Et comme la coutume le veut, en ce début d’année, chacun de souhaiter à sa manière le meilleur aux personnes présentes. 

Qu’elle apporte, à l’association Tarad’Oppidum, le courage, la vigueur, la réussite dans ses ambitions.

Et naturellement chacun reprend sa place sur le chantier. Christian et Arthur continuent à élaguer les bois environnants. Gilbert à genoux dans le palier commencé l’an passé, s’efforce de trouver une place à chacune des pierres qui lui passent par les mains. 

Dominique réclame du sable pour préparer le lit de son palier, Pierre et Robert sont encore au milieu du chantier, rien d’étonnant de leurs parts ! L’autre Christian, l’autre Pierre, Baptiste et Xavier, n’arrêtent pas de charrier des pierres glanées sur le site, de monter à bout de bras des brouettes de sable, et tout ça sans se plaindre. 

Enfin la cloche de la chapelle sonne 10 heures, c’est la pose café bien méritée. Et comme c’est l’épiphanie naturellement on tire les rois, qui sera le roi des constructeurs de calades ? Ne sommes-nous pas tous des rois ? Nous espérons que samedi prochain Joelle sera avec nous.

Robert des bois       (R V)

Je n’ai pas eu le temps de la photographier en entier!

Samedi 18 Décembre 2021

La dernière de l’année, content de se retrouver, le chantier se poursuit gaiement. La calade commence à prendre forme, elle serpente comme une guirlande de noël, à travers les chênes verts et les tas de pierres, des maisons médiévales en ruines.

Tout le monde sait que Jésus est né en Provence. Les troubadours l’ont assez chanté, la pastorale ne cesse de jouer, années après années, l’avènement d’où pichoun merdous

Mais que vois-je là-bas, qui monte la calade ? Mais c’est Monseigneur Xavier qui conduit sa ribambelle ! Voilà, Arthur de Rotterdam, qui un jour, dans son pays, a entendu parler des santons de Provence. Il voulait savoir. Il est venu en pèlerinage jusqu’à Taradeau. En passant par le nord, il a rencontré Dominique, qui lui aussi voulait savoir, puis dans la Loire, il a croisé Christian, toujours heureux, les cheveux en bataille. Ils étaient trois, cheminant vers Paris où un autre Christian, qui cherchait l’aventure, s’est joint à eux. En passant par la Lorraine, ils ont croisé Pierre, puis plus bas en Bourgogne, un autre Pierre. Cela commençait à faire une bande de joyeux pèlerins, ils voulaient tous savoir. A mesure qu’ils s’approchaient de la Méditerranée, leur joie augmentait. Au bord du Rhône entre Alpes et Auvergne, Alex, le grand ne sachant que faire, a suivi la ribambelle.

Ils ont marché, longtemps, traversés les provinces de France et un soir de décembre, le 24, tous émerveillés, ils aperçoivent la tour, vieille dame de 800 ans, qui les saluait. Enfin, ils sont arrivés, juste à temps pour le grand événement. Rue Saint-Joseph, ils croisent Jacques qui arrivent des lointaines terres du Maroc.

Et, regardez un peu qui est là ! s’exclame Gilbert, avec son accent bien d’ici ! Et tous, Mathieu, Baptiste, Ludovic, Robert de lorgner ces estrangés dont le parler leur échappait.

Voilà, vous savez maintenant, en Provence, Noël est un moment magique. Dans toutes les chaumières, on sort les santons enveloppés de coton, de la boite en carton. « boudiéu que d’émotions » !.

La joie est dans les cœurs, l’amour nous illumine. Et croyez bien ce que vous dit Rustido, « l’amitié est une richesse que personne ne vous prendra. ».

Bon bout d’an et à l’an qué ven, sé sian pas dé maï qué seguen pas dé men

(Que si nous ne sommes pas plus, nous ne soyons pas moins)            

Robert des bois       (R V)

On vient de faire 17 mètres,

Encore 60 mètres qui l’a dit l’Chef !!!

Après l’effort le réconfort, merci Jacques.

 

Samedi 11 Décembre 2021

Ce matin le chantier est silencieux. Seuls résonnent les coups de pioche et le hurlement de la tronçonneuse. Personne n’a le cœur à plaisanter et chacun s’accroche à sa tache avec plus de passion, comme pour ne pas penser à ce drame qui nous touche tous, notre ami Lénaïc Fondrevelle est décédé.

Nous le revoyons encore roulant (rarement) ses cigarettes, songeur, réfléchissant toujours à améliorer la promotion de « notre Oppidum » …

Toujours le bon mot souvent humoristique de surcroît !

Quelle tristesse ! Tu va nous manquer Lénäic et nous ne t’oublierons pas !

On ne t’oubliera pas, tu nous manques déjà.

Samedi 4 Décembre 2021

Nous voilà tous à pied d’œuvre, une bonne douzaine de membres fidèles, qui ne manqueraient pour rien une matinée passée dans la nature et plus particulièrement sur le site médiéval. La construction de la calade se poursuit, samedi après samedi nous nous rapprochons un peu plus de la tour seigneuriale.

Christian, Xavier, Alexandre, Arthur, continuent leur travail d’élagage aux abords de la calade, cela nous permet de trouver plus facilement les pierres, qui vont bien, pour notre immense puzzle que représente le chantier de la calade.

Je vois bien que Dominique perd un peu de sa patience, il ne parvient pas à trouver l’emplacement parfait des grosses pierres qu’il tourne dans tous les sens. C’est ma faute, ce matin je lui ai fait quelques recommandations qui l’ont un peu perturbées, mais il a vite compris la technique. C’est bien connu, les gens du nord et du sud, ont toujours eu du mal à se comprendre

Ce matin, une réflexion me vient à l’esprit, nous sommes 12, comme les apôtres, pour la plupart retraités, venus des 4 coins de France et même de l’étranger, pour profiter du doux climat de la Provence. Qui est Jésus ?

Joelle, Anouk, Baptiste, sont encore en activité, et comme dit Xavier, ils rabaissent un peu la moyenne d’âge de l’équipe.

Nous sommes comme les pierres que nous nous efforçons d’assembler, elles sont différentes, avec plus ou moins d’aspérités, mais complémentaires, et une fois unies, que c’est beau ! C’est comme l’amitié qui nous réunit.

Depuis le début du chantier, le 16 octobre, nous avons réalisé, 3 marches, en 2 samedis, 5 marches en 5 samedis, et 7 marches en 7 samedis. Belle ascension ! C’est parfait : 20 mètres de calade en 2 mois. A ce rythme-là, dans un an, à la même époque, nous aurons presque fini !

Robert des bois

 
 
 
 
La belle équipe (peut-être que le petit jésus est resté couché?)
Fais pas ci, fais pas ça C’est trop large, pas bien fait Attention en quinconce, pas tout droit prends pas froid Ou sinon gare à toi Mange ton croissant Allez, bois ton café au cognac Va tout droit, fais pas dodo Comme certains, on le dira pas Lénaïc Fais pas ci, fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur ma calade Sinon panpan cucul

Samedi 27 Novembre 2021

Ce matin le ciel est mi-figue, mi-raisin*, il est 7 heures, le président a lancé le message que toute l’équipe attend sur son smartphone avec impatience. « Oui, c’est bon, le chantier est ouvert ! » Chacun se dirige vers le point de rendez-vous. 7h45, nous voilà partis pour une matinée de calade avec Robert, Dominique, Pierre L., Gilbert. La semaine dernière, nous avons grimpé de 3 marches, aujourd’hui nous prévoyons de construire 3 marches de plus, si nous y parvenons, le Président serait content et nous aussi ! Mais voilà que le ciel s’en mêle, il pleut, un peu, beaucoup, on range les outils un peu déçus. Mais non, le soleil perce les nuages et la lumière nous éclaire. Nous repartons vers les marches que nous avons cru abandonnées et de plus belle, nous revoilà à l’ouvrage. Toujours avec entrain, la matinée s’écoule, il est déjà midi, l’heure de clore les travaux. Avec son joli sourire, Joelle nous dit « Une dernière photo pour immortaliser la journée. »

Christian, Xavier, Alexandre, Arthur n’ont pas arrêté de la matinée, à coups de sécateurs, de tronçonneuses et de cisailles, ils ont taillé dans la futée une belle éclaircie et l’on peut voir maintenant, des tas de pierres recouverts de mousse.

Elles sont là immobiles depuis des siècles, oubliées dans le temps, elles étaient la fierté de nos lointains ancêtres, qui les avaient érigés en maisons, dans des murs bien parés

Un grand et vif remerciement à

Mr et Mme ARCHENAULT  La Pouponne à TARADEAU pour Le don de deux socles de pioche, D’un Scarificateur, Et deux binettes et un râteau.

 

Danse de la Calade

Samedi 20 Novembre 2021

Il fait 4 degrés ce matin le soleil se lève doucement et l’absence de vent rend l’atmosphère agréable.

Après avoir été chercher les croissants, les pains au chocolat sans oublier les pains aux raisins, notre Président Directeur Général Xavier CREST précise que la totalité des hommes sera concentré sur la calade.

Mise en place des équipes par les Maîtres Caladiers (Dominique, Pierre C., Christian H.). Ceux-ci vont œuvrer à la mise en place des planchers en pierre de deux espaces ainsi qu’à deux nez de marche, assistés qu’ils seront par Joëlle, Jacques, et Christian.

Présence remarquable de nos deux jeunes Eric et Mathias dont le travail pénible consistera à la recherche de pierre le plus calibrés possible pour la réalisation de la calade.

Pierre L. va travailler seul comme un grand à la réalisation d’une petite calade de dérivation afin d’éviter que le courant d’eau n’arrive trop brutalement sur la calade en construction.

Xavier et Alexandre se consacreront à l’élagage des arbres et feuillus tout autour de « l’œuvre » en construction.

Samedi 13 Novembre 2021

La pluie de la semaine a rendu le terrain collant, les semelles sont lourdes et les pas, mal assurés. Xavier décide de répartir les équipes sur trois points différents du chantier.

Joëlle, Christian G, Pierre C. et Xavier montent à l’oppidum. Mission dégager le four à chaux, dernier élément qui n’a pas encore été restauré.

Jacques, Robert vont dans la fouille numéro 2, laissée à l’abandon après le passage des archéologues en 1978. Le but final est de faire ressortir les murs existants de ce bâtiment, de les consolider, d’établir une image de synthèse pour donner un aperçu de l’édifice à son origine. Vaste chantier…

Mais nous n’en sommes pas encore là, pour le présent c’est du terrassement et la terre est lourde, on travaille comme des « gaillards ».

Pierre L., Christian H, Gilbert, Dominique sont à nouveau sur la calade, Gilbert s’est vraiment trouvé une passion, le puzzle grandeur nature, et ils s’en sortent bien les compères, la deuxième marche est finie !

Si le temps le permet, la semaine prochaine trois marches tournantes verrons le jour. Et cet escalier d’un autre temps, nous conduit toujours plus haut.

Samedi 6 Novembre 2021

Brrr ! ce matin il fait frisquet, mais malgré le froid tout le monde est à l’heure.

Nous voilà partis pour une nouvelle aventure, une bonne douzaine des membres de l’association est sur le terrain, tiens, tiens, il manque Joelle, fidèle compagnonne ?  Par groupe de deux ou trois, nous nous déployons dans la montée.

La première équipe nettoie le terrain, la deuxième équipe, prépare les emplacements pour les marches de la calade, la troisième équipe, pose les pierres des nez de marches.  C’est important d’aligner les plus belles pierres qui vont servir de support au dallage. Et la quatrième équipe, s’affaire à poser les pierres de la première partie de la calade qui sera terminée à midi, c’est promis.

 Nous avons de la visite, Cyril 15 ans, il est venu avec son papi, les vacances sont là, une bonne occasion pour s’intéresser à autre chose qu’au smartphone. Bien accueilli par les autres papis, le voilà qui se lance à la recherche de belles pierres pour le chantier, et à 10 heures, il a même droit à son café et croissants comme tout le monde.

Il y a aussi Baptise Cabasse, à l’allure bien décidé, il vient de présenter son doctorat en ethnologie et il est heureux.  Il est accompagné par son amie Anouk, elle est professeur des écoles, un moment exceptionnel pour eux comme pour nous. Baptiste en binôme avec Xavier, barre à mine à la main, essaient de déplacer une grosse pierre. Anouk avec Lénaïc, tous deux assis par terre, truelles en main, dégagent un restant de la vieille calade. Et là, entre les pierres, Lénaïc découvre un tesson de poterie grise typique du moyen-âge, quelle émotion de tenir dans ses doigts un objet façonné par l’homme, il n’y a pas loin de 1000 ans. L’imaginaire emporte nos deux amis, et ils se racontent l’histoire du pot, glissant des mains, dévalant les marches en pente de la calade, pour finir, briser sur les rochers…   

Gilbert m’étonne, il passe la matinée à genoux sur les pierres qu’il a posées une à une, pour former le dallage de notre premier bout de calade et parole tenue, à midi, c’est fini, et nous sommes tous en admiration !

Vivement samedi prochain pour la suite.

 

 

 

 

Fiers de notre Calade

 

 

 

Ont participé à cette journée :

Xavier, Jacques, Gilbert, les deux Christian H et G, Lénaïc, Gérard, Dominique, Robert et son petit-fils Cyril, Pierre Couinard et Laurent.

Nous ont fait le plaisir de partager nos travaux :

Baptiste Cabasse ethnologue, Anouck Lasserre enseignante.

 

 

 

Samedi 30 Octobre 2021

Relâche, même à Taradeau il peut pleuvoir!

Samedi 23 Octobre 2021

Une matinée pas comme les autres, l’effectif est réduit, nous sommes seulement sept sur le chantier, les meilleurs bien entendu.

Le président retenu par une mission de haute importance, délègue ses pouvoirs pour que le chantier puisse avancer.

Arthur, Jacques, Christian terminent l’aménagement du chemin, qui, du village actuel, rejoint le village médiéval. Après le café de 10 heures, ils nous rejoignent sur la calade, pour la préparation du terrain, un travail de fourmis très appréciable.

Alexandre, harnaché comme un robocop, débroussailleuse en main, éclaircit les fourrés dans le dédale des murs écroulés.

Joelle, Dominique, Robert, pour leur deuxième samedi sur la calade, ont posé la première rangée de pierres. Bien enfoncées dans le sol, elles servent de nez de marche à l’escalier et d’appui pour la pose des dalles, qui constituent le pavement.

Le travail est un peu physique, surtout le transport du sable et l’approvisionnement en pierres, ce n’est pas facile de trouver les bonnes pierres qui s’assemblent, un peu comme les pièces d’un puzzle.    

Mais quelle aventure, pour, au moins, 50 ans encore….

Samedi 16 Octobre 2021

Au printemps dernier, la municipalité de Taradeau avec l’aide de la communauté d’agglomérations,ont entrepris la construction d’un chemin avec des escaliers, qui depuis le village actuel à hauteur de l’école grimpe vers le village médiéval, jadis construit sur le versant ouest de la colline où domine la tour.

Aujourd’hui, l’association Tarad’Oppidum, dans la continuité de ce projet a démarré un grand chantier de reconstruction de la calade, qui, depuis le village médiéval, conduisait au castrum de Taradel bâtit autour de la tour et la chapelle.  

Ce matin, pour la première de l’année, les habitués du chantier étaient tous présents, heureux de se retrouver, fier de leur réalisation à l’oppidum du Fort, prêt à se lancer un nouveau défi.

Au moyen-âge, les corvées étaient dues au seigneur pour l’entretien des murailles et chemins utiles à la communauté. Aujourd’hui il ne s’agit pas de corvées, mais de volonté à poursuivre une action, la mise en valeur du patrimoine communal et plus particulièrement, sortir de l’oubli le village endormi.

Le soleil caressait à peine les flancs de la colline, que pelles, pioches, râteaux étaient déjà en action, pour nettoyer le terrain des herbes, racines et pierres roulantes, et délimiter l’emplacement de la future calade,La terre est retirée, pour laisser place à un lit de sable sur lequel, samedi prochain, seront posées les premières pierres du revêtement.

La calade :

Par définition, une calade est un ensemble de pierres placées horizontalement, l’une contre l’autre, formant un pavement rigide.En principe, la calade en Provence avait une longueur de 1,60 m, que l’on appelle le pas d’âne

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Chantier du 5 Juin 2021

Dernier chantier de la saison

Il se termine comme il se doit !

Ce matin, il y a beaucoup de monde réunis sur la place au R D V des pionniers du temps passé.

La cloche de la chapelle, comme toujours, rythme notre temps. Nous voilà tous autour des ruines béantes, que nous ont laissées les archéologues, nous méditons et rêvons quelque peu à ce que pouvait être ce village de nos lointains ancêtres taradéens.

Bon, c’est parti, une équipe se rend sur le sondage II près du cimetière, que je pense être une bergerie.

La roche arasée constitue le sol de cette case, le mur Sud-Ouest repose sur la roche à une hauteur de ? Les quatre murs forment une pièce rectangulaire de ? de longueur  et? de largueur. Le plafond de cette salle était soutenu par trois arcs diaphragmes, une porte s’ouvrait sur le mur Ouest, un jambage taillé dans une belle pierre de tuf, est, peut-être, une fenêtre dans le mur Nord. Un fragment d’anse en pate rouge a été trouvé sur le sol de la case.

Une autre équipe se rend sur les sondages IV et VI.

La case A du sondage IV est nettoyée jusqu’au sol, des pierres posées irrégulièrement nous arrêtent. 10 fragments de poteries ont été découverts, posés sur une pierre dans l’angle sud de la case. Huit tessons à pate grise, deux tessons en pate rouge vernissés à l’intérieur de teinte verdâtre avec traces de tournages prononcés, ainsi qu’un étrange petit caillou en grès, de forme cubique de section 2cm sur 2,5 cm hauteur.

La décision est prise par le président, le sol sera nivelé avec de la terre, le mur Sud qui jouxte l’escalier menace de tomber, il sera consolidé en septembre.

Sondage VI, même problème de conservation, que pour les autres maisons, que faut-il faire pour préserver la fouille ?

Le mur Ouest bien appareillé en moellons réguliers, présente à 50 cm du fond, un cordon de pierres qui déborde du mur, un drain est aménagé dans le bas de ce mur, ce qui laisse supposer que de l’autre coté du mur se trouvait une rue, ou un espace libre à vérifier à la rentrée.

A proximité de ce drain, deux tessons de poterie à pate grise, ont été trouvés, un fragment de panse et un fragment du col d’un pégau.

Les sondages effectués en 1977-1980 nous permettent de constater une élévation des murs encastrés dans la terre d’environ 1,50 m. Ce qui correspond au sous-sol des maisons, c’est-à-dire les caves, on peut fort bien imaginer que ces maisons comprenaient au moins un étage si non deux, avec une toiture à une ou deux pentes recouvertes de tuiles rondes. Avec la déclivité du terrain, il est possible que certaines caves s’ouvraient sur une ruelle en contre-bas.

Fragment d’anse   Pate rouge sondage II

Fragment lèvre, col de pégau. Sondage IV

Tesson pate rouge vernissé    intérieur vert

               Petit dès en grés                     Sondage IV

Céramiques culinaires médiévales.

Jattes, coupes et écuelles

Pégaus, gargoulettes et cruches 

Marmites

Couvercles et couvre -feu

Chantier du 29 Mai 2021

Nettoyage des Cases du sondage IV par Joëlle, Denise, et Dominique,

Consolidation des murs et nettoyage des cases du sondage II par Arthur, Jacques et Christian.

Nettoyage de l’Oppidum par Xavier, Eric, Alexandre, et Lénaïc.

 

 

 

Quelques découvertes

La jambe droite au dessus

ou en dessous ?

 

Ne pas se laisser abattre!

Souvenir du bac à sable

Des fois ça coince

Fier de son travail!

Chantier du Samedi 22 mai 2021

Ce matin de très bonne heure il a fait une averse avec quelques coups de tonnerre, mais la pluie ne nous a pas gênée.

Tout le monde était à l’heure sur le chantier. Aujourd’hui un petit changement de programme. Notre très cher Président Xavier nous sépare en trois groupes,

Premier groupe avec Xavier à l’oppidum pour finir le nettoyage de printemps à la débrousailleuse,

Deuxième groupe avec Christian sur le sondage N° II, le bâtiment isolé au-dessus du nouveau cimetière, nettoyage de l’intérieur de la bâtisse, mise au jour par les archéologues en 1980.

Il s’agit des ruines d’une case effondrée qui se trouvait en position avant des défenses du Castrum.

Les murs présentent des traces très nettes de remaniement. L’Ancienne construction devait être une grande salle voutée.

L’obturation d’une porte, la construction de murs et les modifications de l’ensemble de la pièce indiquent un deuxième niveau d’occupation bien attestée.

Arthur et Jacques se sont impliqués dans la reconstitution d’un mur tandis que Pierre et Christian nettoyaient une case pour le futur gazon…

Un petit morceau de poterie a été retrouvé.

Troisième groupe, Joëlle et Robert sur la fouille IV, Robert continue le déblaiement de la case A. Joëlle, seule, termine le déblaiement de la fosse D2’ Cette fosse qui nous intrigue, est dans le même prolongement que la fosse D2’’. Comme la précédente, elle est alignée sur le mur 2 au Nord de la case A

La partie la plus étroite de la fosse a été dégagée sur une profondeur de 60 cm. Le fond est recouvert d’un épais mortier de chaux de 4 cm d’épaisseur, déposé sur un revêtement de pierres qui reposent sur un lit d’argile. Les moellons qui composent le mur Nord sont recouverts d’un enduit de chaux lissée. La largeur de la première partie de la fosse est de 42 cm coté mur Est, 50 cm côté Ouest sur une longueur de 100 cm. A ce niveau la fosse s’élargie, elle mesure 67 cm côté Est et 60 cm côté Ouest. Un petit escalier sépare les deux parties, le sol de la seconde moitié est, lui aussi, recouvert d’un mortier de chaux très mal conservé. Au niveau du sol intérieur de la fosse, une grosse pierre dont un côté est arrondi, laisse supposer un corbeau de façade.

Les deux fosses dégagées sont séparées par un mur très mal conservé, d’une largeur de 60 cm qui semble postérieur à la construction initiale. 

Les deux fosses ont été partiellement rebouchées par mesure de conservation.

Peut-être sommes nous en présence de deux silos ?

Chantier du 15 mai 2021 :

Tandis que Xavier, Alexandre, Philippe et Lénaîc nettoyaient l’Oppidum, Arthur, Eric, Pierre, Nicolle et Christian ont procédé à un nettoyage et réfection des murs des cases A et G. (Photos).

Découverte d’un Os (photo).

Chantier du Samedi 8 mai 2021

Belle journée de printemps, 7h45 il fait encore un peu frisquet mais la matinée s’annonce belle. Comme à l’accoutumée les infatigables membres de l’association sont au R D V sur le terrain près de la salle des fêtes, en attendant les derniers arrivants, Xavier offre le café.

La cloche de la chapelle Médiévale Saint Martin sonne 8 h c’est parti, quelques minutes plus tard nous sommes sur le terrain, rien n’a bougé.

A notre dernière intervention, Dominique et Eric ont dégagé une petite fosse en D 2 de forme parallélépipède, elle mesure 90 cm dans sa dimension la plus étroite sur 110 cm avec une profondeur de 56 cm. Elle est construite en moellons réguliers sur les quatre côtés, pas de fond apparent, il semblerait que le mur Sud soit arrêté comme une margelle. Pour raison de sécurité la fosse a été remblayée.

Aujourd’hui c’est Pierre et Joëlle qui ont dégagé la deuxième partie de l’ilot D2, le travail n’est pas terminé, on verra la suite la semaine prochaine.

Arthur et Philippe ont repoussé les remblaies du mur 11, qui menaçaient de s’écrouler dans la case F. Pour terminer la matinée, ils ont dégagé l’entrée de la case G, rapidement le seuil de la maison est apparu, fait de grosses pierres bien alignées formant la première marche d’un escalier.

Éric, Xavier, et Robert ont continué à déblayer la case A, le travail est long, et avance doucement. Au pied de l’escalier côté Sud une couche de terre argileuse s’étale irrégulièrement, peut-être dû à la déformation du terrain après éboulement des murs ?  A environ 1 m du mur Nord une grosse pierre a été dégagée elle mesure 90 cm de long, sa forme laisse penser à un linteau de porte. 

Une petite pose à 10h, un café un croissant, il n’en faut pas plus pour nous requinquer. Et voilà Nicole David qui nous apporte des pralines faites maison, c’est vrai qu’elle est experte en la matière.

Il est déjà 11h30, il faut rentrer les outils, contant de notre travail, moment de convivialité inoubliable chacun se sépare avec l’espoir de se retrouver samedi prochain.

Fosse D2

Linteau de porte

Chantier du 24 avril 2021 :

Comme à l’accoutumé, le chantier démarre à 8h du matin, une douzaine de gaillards passionnés s’affairent déjà à chercher l’outil qui leur va bien. Xavier le Président de l’association a dans sa tête le programme de la matinée.

Nous sommes dans le secteur nord, partie basse du castrum exactement dans le sondage IV 

Le temps a fait œuvre, beaucoup de pierres, branches d’arbres et terre de ruissèlement recouvrent l’intérieur des cases. Le but est d’égaliser le fond intérieur des cases mises à jour il y a un peu plus de 40 ans.

Dans la case A sur le plan de Henri Ribot, les pierres tombées sont retirées, l’escalier accolé au mur sud réapparait.

Au cours du déblaiement dans l’angle du mur 1 et 2, un fragment de poterie a été trouvé, mêlé au gravas.

Il s’agit d’un tesson de poterie grise, fragment d’une anse de marmite que j’attribuerai avec toutes réserves à une marmite de catégorie B 3 selon le catalogue de JP Pelletier.

Un autre fragment d’anse de marmite semblable au premier a été trouvé dans les remblais anciens au-dessus du mur N°11 côté Sud sur le plan de H.R

Anse de marmite,
Trouvée sondage    IV zone A Angle Sud des murs 1 – 2
Anse de marmite,
Trouvée au-dessus sondage IV au Sud du mur N° 11