L’association s’est engagée cette année à débroussailler et mettre en valeur le site médiéval du castrum de Taradeau. 

Cette action est menée par l’association dans le but de valoriser le village médiéval qui se trouve sur le versant nord-ouest de la bute castrale qui comporte la tour et la chapelle. 

Comme pour l’oppidum dit « Le Fort » le but est à terme d’ouvrir le site au public et de rendre compréhensible dans une lecture ludique, les vestiges du village médiéval,  qui ont été mis à jour par les archéologues dans les années 1970. Ils seront dégagés des broussailles et les structures consolidées et stabilisées.

Samedi 15 Janvier 2022

Comme à l’accoutumé, samedi ensoleillé, et malgré le froid, toute l’équipe est au complet. C’est vrai que le cœur est à l’ouvrage, quand on regarde le travail déjà accompli, elle est belle notre calade.

Il est 9 heures 30, une voiture vient de s’arrêter, Monsieur le Maire Albert David et son épouse Nicole, nous font l’honneur de leur visite. Xavier, notre président s’empresse de les accueillir avec un grand sourire. Il leur fait visiter le chantier avec moultes commentaires et explications sur les techniques de construction de la calade.

A son tour, Monsieur le Maire nous félicite de notre travail, et est fort satisfait des actions menées par l’association Tarad’Oppidum et les membres qui la composent. On n’a jamais vu autant de monde aussi motivé pour préserver et enrichir le patrimoine historique de la commune.

Après ces quelques mots, Albert et son épouse nous convient autour d’une table improvisée à une pause déjeuner champêtre, saucisson, pâté, et bien d’autres charcuteries appétissantes, sans oublier les excellentes pralines confectionnées par Nicole.

Avant de nous séparer, M. le Maire nous invite à lever le verre à la santé de tous et à la prospérité de la commune.

Robert des bois       (R V)

Les présents sur le chantier : Dominique, Pierre C et G, Christian H et G, Alex, Gilbert, Jacques, Robert, Philippe Grimaux, Éric, Xavier, Arthur.

Monsieur le Maire Albert David son épouse, Xavier Crest président de l’association
Ils ne sont pas venu les mains vides!

Samedi 8 Janvier 2022

Sortie de la torpeur des jours sombres de décembre, nous voila à nouveau réunis sur notre chantier de la calade médiévale.

Et comme la coutume le veut, en ce début d’année, chacun de souhaiter à sa manière le meilleur aux personnes présentes. 

Qu’elle apporte, à l’association Tarad’Oppidum, le courage, la vigueur, la réussite dans ses ambitions.

Et naturellement chacun reprend sa place sur le chantier. Christian et Arthur continuent à élaguer les bois environnants. Gilbert à genoux dans le palier commencé l’an passé, s’efforce de trouver une place à chacune des pierres qui lui passent par les mains. 

Dominique réclame du sable pour préparer le lit de son palier, Pierre et Robert sont encore au milieu du chantier, rien d’étonnant de leurs parts ! L’autre Christian, l’autre Pierre, Baptiste et Xavier, n’arrêtent pas de charrier des pierres glanées sur le site, de monter à bout de bras des brouettes de sable, et tout ça sans se plaindre. 

Enfin la cloche de la chapelle sonne 10 heures, c’est la pose café bien méritée. Et comme c’est l’épiphanie naturellement on tire les rois, qui sera le roi des constructeurs de calades ? Ne sommes-nous pas tous des rois ? Nous espérons que samedi prochain Joelle sera avec nous.

Robert des bois       (R V)

Je n’ai pas eu le temps de la photographier en entier!

Samedi 18 Décembre 2021

La dernière de l’année, content de se retrouver, le chantier se poursuit gaiement. La calade commence à prendre forme, elle serpente comme une guirlande de noël, à travers les chênes verts et les tas de pierres, des maisons médiévales en ruines.

Tout le monde sait que Jésus est né en Provence. Les troubadours l’ont assez chanté, la pastorale ne cesse de jouer, années après années, l’avènement d’où pichoun merdous

Mais que vois-je là-bas, qui monte la calade ? Mais c’est Monseigneur Xavier qui conduit sa ribambelle ! Voilà, Arthur de Rotterdam, qui un jour, dans son pays, a entendu parler des santons de Provence. Il voulait savoir. Il est venu en pèlerinage jusqu’à Taradeau. En passant par le nord, il a rencontré Dominique, qui lui aussi voulait savoir, puis dans la Loire, il a croisé Christian, toujours heureux, les cheveux en bataille. Ils étaient trois, cheminant vers Paris où un autre Christian, qui cherchait l’aventure, s’est joint à eux. En passant par la Lorraine, ils ont croisé Pierre, puis plus bas en Bourgogne, un autre Pierre. Cela commençait à faire une bande de joyeux pèlerins, ils voulaient tous savoir. A mesure qu’ils s’approchaient de la Méditerranée, leur joie augmentait. Au bord du Rhône entre Alpes et Auvergne, Alex, le grand ne sachant que faire, a suivi la ribambelle.

Ils ont marché, longtemps, traversés les provinces de France et un soir de décembre, le 24, tous émerveillés, ils aperçoivent la tour, vieille dame de 800 ans, qui les saluait. Enfin, ils sont arrivés, juste à temps pour le grand événement. Rue Saint-Joseph, ils croisent Jacques qui arrivent des lointaines terres du Maroc.

Et, regardez un peu qui est là ! s’exclame Gilbert, avec son accent bien d’ici ! Et tous, Mathieu, Baptiste, Ludovic, Robert de lorgner ces estrangés dont le parler leur échappait.

Voilà, vous savez maintenant, en Provence, Noël est un moment magique. Dans toutes les chaumières, on sort les santons enveloppés de coton, de la boite en carton. « boudiéu que d’émotions » !.

La joie est dans les cœurs, l’amour nous illumine. Et croyez bien ce que vous dit Rustido, « l’amitié est une richesse que personne ne vous prendra. ».

Bon bout d’an et à l’an qué ven, sé sian pas dé maï qué seguen pas dé men

(Que si nous ne sommes pas plus, nous ne soyons pas moins)            

Robert des bois       (R V)

On vient de faire 17 mètres,

Encore 60 mètres qui l’a dit l’Chef !!!

Après l’effort le réconfort, merci Jacques.

 

Samedi 11 Décembre 2021

Ce matin le chantier est silencieux. Seuls résonnent les coups de pioche et le hurlement de la tronçonneuse. Personne n’a le cœur à plaisanter et chacun s’accroche à sa tache avec plus de passion, comme pour ne pas penser à ce drame qui nous touche tous, notre ami Lénaïc Fondrevelle est décédé.

Nous le revoyons encore roulant (rarement) ses cigarettes, songeur, réfléchissant toujours à améliorer la promotion de « notre Oppidum » …

Toujours le bon mot souvent humoristique de surcroît !

Quelle tristesse ! Tu va nous manquer Lénäic et nous ne t’oublierons pas !

 

On ne t’oubliera pas, tu nous manques déjà.

Samedi 4 Décembre 2021

Nous voilà tous à pied d’œuvre, une bonne douzaine de membres fidèles, qui ne manqueraient pour rien une matinée passée dans la nature et plus particulièrement sur le site médiéval. La construction de la calade se poursuit, samedi après samedi nous nous rapprochons un peu plus de la tour seigneuriale.

Christian, Xavier, Alexandre, Arthur, continuent leur travail d’élagage aux abords de la calade, cela nous permet de trouver plus facilement les pierres, qui vont bien, pour notre immense puzzle que représente le chantier de la calade.

Je vois bien que Dominique perd un peu de sa patience, il ne parvient pas à trouver l’emplacement parfait des grosses pierres qu’il tourne dans tous les sens. C’est ma faute, ce matin je lui ai fait quelques recommandations qui l’ont un peu perturbées, mais il a vite compris la technique. C’est bien connu, les gens du nord et du sud, ont toujours eu du mal à se comprendre

Ce matin, une réflexion me vient à l’esprit, nous sommes 12, comme les apôtres, pour la plupart retraités, venus des 4 coins de France et même de l’étranger, pour profiter du doux climat de la Provence. Qui est Jésus ?

Joelle, Anouk, Baptiste, sont encore en activité, et comme dit Xavier, ils rabaissent un peu la moyenne d’âge de l’équipe.

Nous sommes comme les pierres que nous nous efforçons d’assembler, elles sont différentes, avec plus ou moins d’aspérités, mais complémentaires, et une fois unies, que c’est beau ! C’est comme l’amitié qui nous réunit.

Depuis le début du chantier, le 16 octobre, nous avons réalisé, 3 marches, en 2 samedis, 5 marches en 5 samedis, et 7 marches en 7 samedis. Belle ascension ! C’est parfait : 20 mètres de calade en 2 mois. A ce rythme-là, dans un an, à la même époque, nous aurons presque fini !

Robert des bois

 
 
 
 
La belle équipe (peut-être que le petit jésus est resté couché?)
Fais pas ci, fais pas ça C’est trop large, pas bien fait Attention en quinconce, pas tout droit prends pas froid Ou sinon gare à toi Mange ton croissant Allez, bois ton café au cognac Va tout droit, fais pas dodo Comme certains, on le dira pas Lénaïc Fais pas ci, fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur ma calade Sinon panpan cucul

Samedi 27 Novembre 2021

Ce matin le ciel est mi-figue, mi-raisin*, il est 7 heures, le président a lancé le message que toute l’équipe attend sur son smartphone avec impatience. « Oui, c’est bon, le chantier est ouvert ! » Chacun se dirige vers le point de rendez-vous. 7h45, nous voilà partis pour une matinée de calade avec Robert, Dominique, Pierre L., Gilbert. La semaine dernière, nous avons grimpé de 3 marches, aujourd’hui nous prévoyons de construire 3 marches de plus, si nous y parvenons, le Président serait content et nous aussi ! Mais voilà que le ciel s’en mêle, il pleut, un peu, beaucoup, on range les outils un peu déçus. Mais non, le soleil perce les nuages et la lumière nous éclaire. Nous repartons vers les marches que nous avons cru abandonnées et de plus belle, nous revoilà à l’ouvrage. Toujours avec entrain, la matinée s’écoule, il est déjà midi, l’heure de clore les travaux. Avec son joli sourire, Joelle nous dit « Une dernière photo pour immortaliser la journée. »

Christian, Xavier, Alexandre, Arthur n’ont pas arrêté de la matinée, à coups de sécateurs, de tronçonneuses et de cisailles, ils ont taillé dans la futée une belle éclaircie et l’on peut voir maintenant, des tas de pierres recouverts de mousse.

Elles sont là immobiles depuis des siècles, oubliées dans le temps, elles étaient la fierté de nos lointains ancêtres, qui les avaient érigés en maisons, dans des murs bien parés

Un grand et vif remerciement à

Mr et Mme ARCHENAULT  La Pouponne à TARADEAU pour Le don de deux socles de pioche, D’un Scarificateur, Et deux binettes et un râteau.

 

Danse de la Calade

Samedi 20 Novembre 2021

Il fait 4 degrés ce matin le soleil se lève doucement et l’absence de vent rend l’atmosphère agréable.

Après avoir été chercher les croissants, les pains au chocolat sans oublier les pains aux raisins, notre Président Directeur Général Xavier CREST précise que la totalité des hommes sera concentré sur la calade.

Mise en place des équipes par les Maîtres Caladiers (Dominique, Pierre C., Christian H.). Ceux-ci vont œuvrer à la mise en place des planchers en pierre de deux espaces ainsi qu’à deux nez de marche, assistés qu’ils seront par Joëlle, Jacques, et Christian.

Présence remarquable de nos deux jeunes Eric et Mathias dont le travail pénible consistera à la recherche de pierre le plus calibrés possible pour la réalisation de la calade.

Pierre L. va travailler seul comme un grand à la réalisation d’une petite calade de dérivation afin d’éviter que le courant d’eau n’arrive trop brutalement sur la calade en construction.

Xavier et Alexandre se consacreront à l’élagage des arbres et feuillus tout autour de « l’œuvre » en construction.

Samedi 13 Novembre 2021

La pluie de la semaine a rendu le terrain collant, les semelles sont lourdes et les pas, mal assurés. Xavier décide de répartir les équipes sur trois points différents du chantier.

Joëlle, Christian G, Pierre C. et Xavier montent à l’oppidum. Mission dégager le four à chaux, dernier élément qui n’a pas encore été restauré.

Jacques, Robert vont dans la fouille numéro 2, laissée à l’abandon après le passage des archéologues en 1978. Le but final est de faire ressortir les murs existants de ce bâtiment, de les consolider, d’établir une image de synthèse pour donner un aperçu de l’édifice à son origine. Vaste chantier…

Mais nous n’en sommes pas encore là, pour le présent c’est du terrassement et la terre est lourde, on travaille comme des « gaillards ».

Pierre L., Christian H, Gilbert, Dominique sont à nouveau sur la calade, Gilbert s’est vraiment trouvé une passion, le puzzle grandeur nature, et ils s’en sortent bien les compères, la deuxième marche est finie !

Si le temps le permet, la semaine prochaine trois marches tournantes verrons le jour. Et cet escalier d’un autre temps, nous conduit toujours plus haut.

Samedi 6 Novembre 2021

Brrr ! ce matin il fait frisquet, mais malgré le froid tout le monde est à l’heure.

Nous voilà partis pour une nouvelle aventure, une bonne douzaine des membres de l’association est sur le terrain, tiens, tiens, il manque Joelle, fidèle compagnonne ?  Par groupe de deux ou trois, nous nous déployons dans la montée.

La première équipe nettoie le terrain, la deuxième équipe, prépare les emplacements pour les marches de la calade, la troisième équipe, pose les pierres des nez de marches.  C’est important d’aligner les plus belles pierres qui vont servir de support au dallage. Et la quatrième équipe, s’affaire à poser les pierres de la première partie de la calade qui sera terminée à midi, c’est promis.

 Nous avons de la visite, Cyril 15 ans, il est venu avec son papi, les vacances sont là, une bonne occasion pour s’intéresser à autre chose qu’au smartphone. Bien accueilli par les autres papis, le voilà qui se lance à la recherche de belles pierres pour le chantier, et à 10 heures, il a même droit à son café et croissants comme tout le monde.

Il y a aussi Baptise Cabasse, à l’allure bien décidé, il vient de présenter son doctorat en ethnologie et il est heureux.  Il est accompagné par son amie Anouk, elle est professeur des écoles, un moment exceptionnel pour eux comme pour nous. Baptiste en binôme avec Xavier, barre à mine à la main, essaient de déplacer une grosse pierre. Anouk avec Lénaïc, tous deux assis par terre, truelles en main, dégagent un restant de la vieille calade. Et là, entre les pierres, Lénaïc découvre un tesson de poterie grise typique du moyen-âge, quelle émotion de tenir dans ses doigts un objet façonné par l’homme, il n’y a pas loin de 1000 ans. L’imaginaire emporte nos deux amis, et ils se racontent l’histoire du pot, glissant des mains, dévalant les marches en pente de la calade, pour finir, briser sur les rochers…   

Gilbert m’étonne, il passe la matinée à genoux sur les pierres qu’il a posées une à une, pour former le dallage de notre premier bout de calade et parole tenue, à midi, c’est fini, et nous sommes tous en admiration !

Vivement samedi prochain pour la suite.

 

 

 

 

Fiers de notre Calade

 

 

 

Ont participé à cette journée :

Xavier, Jacques, Gilbert, les deux Christian H et G, Lénaïc, Gérard, Dominique, Robert et son petit-fils Cyril, Pierre Couinard et Laurent.

Nous ont fait le plaisir de partager nos travaux :

Baptiste Cabasse ethnologue, Anouck Lasserre enseignante.

 

 

 

Samedi 30 Octobre 2021

Relâche, même à Taradeau il peut pleuvoir!

Samedi 23 Octobre 2021

Une matinée pas comme les autres, l’effectif est réduit, nous sommes seulement sept sur le chantier, les meilleurs bien entendu.

Le président retenu par une mission de haute importance, délègue ses pouvoirs pour que le chantier puisse avancer.

Arthur, Jacques, Christian terminent l’aménagement du chemin, qui, du village actuel, rejoint le village médiéval. Après le café de 10 heures, ils nous rejoignent sur la calade, pour la préparation du terrain, un travail de fourmis très appréciable.

Alexandre, harnaché comme un robocop, débroussailleuse en main, éclaircit les fourrés dans le dédale des murs écroulés.

Joelle, Dominique, Robert, pour leur deuxième samedi sur la calade, ont posé la première rangée de pierres. Bien enfoncées dans le sol, elles servent de nez de marche à l’escalier et d’appui pour la pose des dalles, qui constituent le pavement.

Le travail est un peu physique, surtout le transport du sable et l’approvisionnement en pierres, ce n’est pas facile de trouver les bonnes pierres qui s’assemblent, un peu comme les pièces d’un puzzle.    

Mais quelle aventure, pour, au moins, 50 ans encore….

Samedi 16 Octobre 2021

Au printemps dernier, la municipalité de Taradeau avec l’aide de la communauté d’agglomérations,ont entrepris la construction d’un chemin avec des escaliers, qui depuis le village actuel à hauteur de l’école grimpe vers le village médiéval, jadis construit sur le versant ouest de la colline où domine la tour.

Aujourd’hui, l’association Tarad’Oppidum, dans la continuité de ce projet a démarré un grand chantier de reconstruction de la calade, qui, depuis le village médiéval, conduisait au castrum de Taradel bâtit autour de la tour et la chapelle.  

Ce matin, pour la première de l’année, les habitués du chantier étaient tous présents, heureux de se retrouver, fier de leur réalisation à l’oppidum du Fort, prêt à se lancer un nouveau défi.

Au moyen-âge, les corvées étaient dues au seigneur pour l’entretien des murailles et chemins utiles à la communauté. Aujourd’hui il ne s’agit pas de corvées, mais de volonté à poursuivre une action, la mise en valeur du patrimoine communal et plus particulièrement, sortir de l’oubli le village endormi.

Le soleil caressait à peine les flancs de la colline, que pelles, pioches, râteaux étaient déjà en action, pour nettoyer le terrain des herbes, racines et pierres roulantes, et délimiter l’emplacement de la future calade,La terre est retirée, pour laisser place à un lit de sable sur lequel, samedi prochain, seront posées les premières pierres du revêtement.

La calade :

Par définition, une calade est un ensemble de pierres placées horizontalement, l’une contre l’autre, formant un pavement rigide.En principe, la calade en Provence avait une longueur de 1,60 m, que l’on appelle le pas d’âne

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Chantier du 5 Juin 2021

Dernier chantier de la saison

Il se termine comme il se doit !

Ce matin, il y a beaucoup de monde réunis sur la place au R D V des pionniers du temps passé.

La cloche de la chapelle, comme toujours, rythme notre temps. Nous voilà tous autour des ruines béantes, que nous ont laissées les archéologues, nous méditons et rêvons quelque peu à ce que pouvait être ce village de nos lointains ancêtres taradéens.

Bon, c’est parti, une équipe se rend sur le sondage II près du cimetière, que je pense être une bergerie.

La roche arasée constitue le sol de cette case, le mur Sud-Ouest repose sur la roche à une hauteur de ? Les quatre murs forment une pièce rectangulaire de ? de longueur  et? de largueur. Le plafond de cette salle était soutenu par trois arcs diaphragmes, une porte s’ouvrait sur le mur Ouest, un jambage taillé dans une belle pierre de tuf, est, peut-être, une fenêtre dans le mur Nord. Un fragment d’anse en pate rouge a été trouvé sur le sol de la case.

Une autre équipe se rend sur les sondages IV et VI.

La case A du sondage IV est nettoyée jusqu’au sol, des pierres posées irrégulièrement nous arrêtent. 10 fragments de poteries ont été découverts, posés sur une pierre dans l’angle sud de la case. Huit tessons à pate grise, deux tessons en pate rouge vernissés à l’intérieur de teinte verdâtre avec traces de tournages prononcés, ainsi qu’un étrange petit caillou en grès, de forme cubique de section 2cm sur 2,5 cm hauteur.

La décision est prise par le président, le sol sera nivelé avec de la terre, le mur Sud qui jouxte l’escalier menace de tomber, il sera consolidé en septembre.

Sondage VI, même problème de conservation, que pour les autres maisons, que faut-il faire pour préserver la fouille ?

Le mur Ouest bien appareillé en moellons réguliers, présente à 50 cm du fond, un cordon de pierres qui déborde du mur, un drain est aménagé dans le bas de ce mur, ce qui laisse supposer que de l’autre coté du mur se trouvait une rue, ou un espace libre à vérifier à la rentrée.

A proximité de ce drain, deux tessons de poterie à pate grise, ont été trouvés, un fragment de panse et un fragment du col d’un pégau.

Les sondages effectués en 1977-1980 nous permettent de constater une élévation des murs encastrés dans la terre d’environ 1,50 m. Ce qui correspond au sous-sol des maisons, c’est-à-dire les caves, on peut fort bien imaginer que ces maisons comprenaient au moins un étage si non deux, avec une toiture à une ou deux pentes recouvertes de tuiles rondes. Avec la déclivité du terrain, il est possible que certaines caves s’ouvraient sur une ruelle en contre-bas.

Fragment d’anse   Pate rouge sondage II

Fragment lèvre, col de pégau. Sondage IV

Tesson pate rouge vernissé    intérieur vert

               Petit dès en grés                     Sondage IV

Céramiques culinaires médiévales.

Jattes, coupes et écuelles

Pégaus, gargoulettes et cruches 

Marmites

Couvercles et couvre -feu

Chantier du 29 Mai 2021

Nettoyage des Cases du sondage IV par Joëlle, Denise, et Dominique,

Consolidation des murs et nettoyage des cases du sondage II par Arthur, Jacques et Christian.

Nettoyage de l’Oppidum par Xavier, Eric, Alexandre, et Lénaïc.

 

 

 

Quelques découvertes

La jambe droite au dessus

ou en dessous ?

 

Ne pas se laisser abattre!

Souvenir du bac à sable

Des fois ça coince

Fier de son travail!

Chantier du Samedi 22 mai 2021

Ce matin de très bonne heure il a fait une averse avec quelques coups de tonnerre, mais la pluie ne nous a pas gênée.

Tout le monde était à l’heure sur le chantier. Aujourd’hui un petit changement de programme. Notre très cher Président Xavier nous sépare en trois groupes,

Premier groupe avec Xavier à l’oppidum pour finir le nettoyage de printemps à la débrousailleuse,

Deuxième groupe avec Christian sur le sondage N° II, le bâtiment isolé au-dessus du nouveau cimetière, nettoyage de l’intérieur de la bâtisse, mise au jour par les archéologues en 1980.

Il s’agit des ruines d’une case effondrée qui se trouvait en position avant des défenses du Castrum.

Les murs présentent des traces très nettes de remaniement. L’Ancienne construction devait être une grande salle voutée.

L’obturation d’une porte, la construction de murs et les modifications de l’ensemble de la pièce indiquent un deuxième niveau d’occupation bien attestée.

Arthur et Jacques se sont impliqués dans la reconstitution d’un mur tandis que Pierre et Christian nettoyaient une case pour le futur gazon…

Un petit morceau de poterie a été retrouvé.

Troisième groupe, Joëlle et Robert sur la fouille IV, Robert continue le déblaiement de la case A. Joëlle, seule, termine le déblaiement de la fosse D2’ Cette fosse qui nous intrigue, est dans le même prolongement que la fosse D2’’. Comme la précédente, elle est alignée sur le mur 2 au Nord de la case A

La partie la plus étroite de la fosse a été dégagée sur une profondeur de 60 cm. Le fond est recouvert d’un épais mortier de chaux de 4 cm d’épaisseur, déposé sur un revêtement de pierres qui reposent sur un lit d’argile. Les moellons qui composent le mur Nord sont recouverts d’un enduit de chaux lissée. La largeur de la première partie de la fosse est de 42 cm coté mur Est, 50 cm côté Ouest sur une longueur de 100 cm. A ce niveau la fosse s’élargie, elle mesure 67 cm côté Est et 60 cm côté Ouest. Un petit escalier sépare les deux parties, le sol de la seconde moitié est, lui aussi, recouvert d’un mortier de chaux très mal conservé. Au niveau du sol intérieur de la fosse, une grosse pierre dont un côté est arrondi, laisse supposer un corbeau de façade.

Les deux fosses dégagées sont séparées par un mur très mal conservé, d’une largeur de 60 cm qui semble postérieur à la construction initiale. 

Les deux fosses ont été partiellement rebouchées par mesure de conservation.

Peut-être sommes nous en présence de deux silos ?

Chantier du 15 mai 2021 :

Tandis que Xavier, Alexandre, Philippe et Lénaîc nettoyaient l’Oppidum, Arthur, Eric, Pierre, Nicolle et Christian ont procédé à un nettoyage et réfection des murs des cases A et G. (Photos).

Découverte d’un Os (photo).

Chantier du Samedi 8 mai 2021

Belle journée de printemps, 7h45 il fait encore un peu frisquet mais la matinée s’annonce belle. Comme à l’accoutumée les infatigables membres de l’association sont au R D V sur le terrain près de la salle des fêtes, en attendant les derniers arrivants, Xavier offre le café.

La cloche de la chapelle Médiévale Saint Martin sonne 8 h c’est parti, quelques minutes plus tard nous sommes sur le terrain, rien n’a bougé.

A notre dernière intervention, Dominique et Eric ont dégagé une petite fosse en D 2 de forme parallélépipède, elle mesure 90 cm dans sa dimension la plus étroite sur 110 cm avec une profondeur de 56 cm. Elle est construite en moellons réguliers sur les quatre côtés, pas de fond apparent, il semblerait que le mur Sud soit arrêté comme une margelle. Pour raison de sécurité la fosse a été remblayée.

Aujourd’hui c’est Pierre et Joëlle qui ont dégagé la deuxième partie de l’ilot D2, le travail n’est pas terminé, on verra la suite la semaine prochaine.

Arthur et Philippe ont repoussé les remblaies du mur 11, qui menaçaient de s’écrouler dans la case F. Pour terminer la matinée, ils ont dégagé l’entrée de la case G, rapidement le seuil de la maison est apparu, fait de grosses pierres bien alignées formant la première marche d’un escalier.

Éric, Xavier, et Robert ont continué à déblayer la case A, le travail est long, et avance doucement. Au pied de l’escalier côté Sud une couche de terre argileuse s’étale irrégulièrement, peut-être dû à la déformation du terrain après éboulement des murs ?  A environ 1 m du mur Nord une grosse pierre a été dégagée elle mesure 90 cm de long, sa forme laisse penser à un linteau de porte. 

Une petite pose à 10h, un café un croissant, il n’en faut pas plus pour nous requinquer. Et voilà Nicole David qui nous apporte des pralines faites maison, c’est vrai qu’elle est experte en la matière.

Il est déjà 11h30, il faut rentrer les outils, contant de notre travail, moment de convivialité inoubliable chacun se sépare avec l’espoir de se retrouver samedi prochain.

Fosse D2

Linteau de porte

Chantier du 24 avril 2021 :

Comme à l’accoutumé, le chantier démarre à 8h du matin, une douzaine de gaillards passionnés s’affairent déjà à chercher l’outil qui leur va bien. Xavier le Président de l’association a dans sa tête le programme de la matinée.

Nous sommes dans le secteur nord, partie basse du castrum exactement dans le sondage IV 

Le temps a fait œuvre, beaucoup de pierres, branches d’arbres et terre de ruissèlement recouvrent l’intérieur des cases. Le but est d’égaliser le fond intérieur des cases mises à jour il y a un peu plus de 40 ans.

Dans la case A sur le plan de Henri Ribot, les pierres tombées sont retirées, l’escalier accolé au mur sud réapparait.

Au cours du déblaiement dans l’angle du mur 1 et 2, un fragment de poterie a été trouvé, mêlé au gravas.

Il s’agit d’un tesson de poterie grise, fragment d’une anse de marmite que j’attribuerai avec toutes réserves à une marmite de catégorie B 3 selon le catalogue de JP Pelletier.

Un autre fragment d’anse de marmite semblable au premier a été trouvé dans les remblais anciens au-dessus du mur N°11 côté Sud sur le plan de H.R

Anse de marmite,
Trouvée sondage    IV zone A Angle Sud des murs 1 – 2
Anse de marmite,
Trouvée au-dessus sondage IV au Sud du mur N° 11